« Le travail est bien une maladie,

puisque il y a une médecine du travail »

(Coluche)

La réforme de la Médecine du travail et des services de santé au travail


Dès lors qu'un nouveau salarié est embauché, l'entreprise devait aire passer un examen médical d'embauche, réalisé auprès des services de la médecine du travail.

La protection de la santé et de la sécurité des salariés ne se limitait pas à ce seul examen qui devaient tout au long de leur carrière professionnelle, bénéficier d'un suivi périodique.

Mais la bonne fée Macron à utilisé sa baguette magique pour invoqué une formule ...bien magique, le 49.3, et ça marche!!!

Abracadabra ! Suppression totale du suivi ou remplacement par d'autres dispositifs,

Qu'en est-il ? Découvrez la nouvelle potion  Loi du 8 août 2016 laquelle on rajoute un décret du 27 décembre 2016 et ça fonctionne,  car depuis janvier 2017, la potion guérit,...les employeurs!!!

Visite d'information et de prévention

Pour remplacer cet examen la visite d'embauche, les salariés bénéficient d'un suivi individuel de leur état de santé .

L'objectif de ce suivi n'est pas tant de vérifier l'aptitude du salarié à son nouveau poste de travail mais d'informer les salariés sur les risques liés à leur poste et de leur donner des moyens de prévention pour éviter tout risque pour leur santé et leur sécurité.

Ce suivi comprend une visite d'information et de prévention qui sera effectuée après l'embauche. À l'issue de cette visite, une attestation sera délivrée.

Cette visite doit être réalisée avant la fin de la période d'essai et au plus tard dans les 3 mois après l'arrivée dans l'entreprise.

Alors, évitez d'avoir un rhume pendant 3 mois!

Quoi qu'il en soit, les modalités et la périodicité de ce suivi devront prendre en compte les conditions de travail du salarié, son état de santé et son âge, ainsi que les risques professionnels auxquels il est exposé.

En supprimant la visite médicale d'embauche, le Gouvernement a clairement pour objectif de désengorger la médecine du travail puisque désormais la visite d'information et de prévention sera effectuée par un professionnel de santé et non plus nécessairement par le médecin du travail.

Comment s’effectue le suivi périodique des salariés ?

Périodicité des visites

Après la visite d’information et de prévention initiale, le salarié bénéficie d’un renouvellement de cette visite selon une périodicité qui ne peut pas excéder 5 ans. En pratique, le délai entre deux visites est fixé par le médecin du travail qui prend en compte les conditions de travail, l’âge et l’état de santé du salarié, ainsi que les risques auxquels il est exposé.

Tout travailleur dont l’état de santé, l’âge, les conditions de travail ou les risques professionnels auxquels il est exposé le nécessitent, bénéficie de modalités de suivi adaptées selon une périodicité qui n’excède pas une durée de trois ans.

Sont notamment concernés : les travailleurs handicapés, les salariés titulaires d’une pension d’invalidité et les travailleurs de nuit.

Un suivi adapté de l’état de santé pour certains salariés

Tout salarié qui déclare, lors de la visite d’information et de prévention, être travailleur handicapé reconnu comme tel par la CDAPH est orienté sans délai vers le médecin du travail qui peut préconiser des adaptations de son poste de travail.

Même chose pour le salarié qui déclare être titulaire d’une pension d’invalidité

Toute femme enceinte, qui vient d’accoucher ou, qui allaite son enfant est, à l’issue de la visite d’information et de prévention, ou, à tout moment si elle le souhaite, orientée sans délai vers le médecin du travail.

Cette nouvelle visite, effectuée par le médecin du travail, a notamment pour objet de proposer, si elles sont nécessaires, des adaptations du poste ou l’affectation à d’autres postes.

Le suivi de l’état de santé des travailleurs de nuit doit notamment permettre au médecin du travail d’apprécier les conséquences éventuelles du travail de nuit pour leur santé et leur sécurité, notamment du fait des modifications des rythmes chronobiologiques, et d’en appréhender les répercussions potentielles sur leur vie sociale.

Le médecin du travail conseille sur les précautions éventuelles à prendre.